Thibaut Platet
Carte du Languedoc-Roussillon dans QGIS : des dizaines de couches de zones protégées superposées, avec leur liste à gauche.

En bref

Dates
–
Contexte
ENEDIS, Direction régionale Languedoc-Roussillon, service cartographique, Montpellier
Technologies
  • QGIS
  • ArcGIS
  • Python
  • Power BI

Présentation

  • Constitution de grilles d’étude de données territoriales sous QGIS et ArcGIS.
  • Tri de données avec Python et Power BI.

Contexte

Deux mois au pôle géomatique du service cartographie, à la direction régionale Languedoc-Roussillon. Le pôle venait d’être créé : les sujets confiés étaient des projets de fond, partagés ensuite avec les géomaticiens des autres régions.

Deux applications cartographiques à livrer, chacune avec ses données, ses outils de recherche et son guide d’utilisation.

Ce que ce stage montre

  • Gestion de données : extraction, nettoyage, normalisation de schémas, jointures, dédoublonnage.
  • Analyse spatiale : découpe, fusion, regroupement, rattachement de points à un réseau.
  • Développement : script Python (arcpy), applications web cartographiques, infographies.
  • Autonomie : deux projets menés de la donnée brute à l’outil livré et documenté, en deux mois.

Projet 1 — Cartographier les zones protégées

Objectif : savoir, pour tout chantier ou toute opération de maintenance, quelles protections environnementales s’appliquent à l’endroit concerné.

  1. Collecter 33 jeux de données publics de zones protégées (IGN, Cerema…) : Natura 2000, parcs nationaux et régionaux, réserves, ZNIEFF, périmètres de captage…
  2. Découper chaque couche sur le périmètre de la direction régionale.
  3. Numériser à la main la seule couche fournie en image : contours retracés, puis rattachés aux communes.
  4. Normaliser les tables d’attributs sur un schéma commun : sans cela, la fusion aurait perdu des données.
  5. Fusionner le tout en une table unique de 10 058 lignes et 19 colonnes.
  6. Croiser ces zones avec les couches du réseau et publier la carte dans une application web.
Carte du sud de la France avec, en rouge, le contour du périmètre d’étude le long de la Méditerranée.
Le périmètre d’étude : quatre départements et quelques communes voisines.
Carte du périmètre avec trois couches de zones protégées en aplats bruns et roses.
Trois des 33 couches superposées. Le résultat complet est l’image en haut de page.

Un total impossible, et sa correction

Le premier calcul des longueurs de réseau situées en zone protégée donnait un total irréaliste. La cause : les zones protégées se chevauchent, et le croisement recopiait chaque tronçon autant de fois qu’il traversait de zones.

  • Pour le total : regrouper d’abord les zones en une seule couche sans recouvrement, puis la croiser avec le réseau.
  • Pour le détail par type de zone : un script Python (arcpy) regroupe les tronçons par type et par identifiant, puis additionne les longueurs sans doublon.

L’application livrée

Une carte web interactive, publiée sur le portail cartographique interne (ArcGIS) et conçue en se mettant à la place de l’utilisateur.

  • Recherche d’un ouvrage par son code, avec zoom automatique.
  • Filtre par type de zone protégée.
  • Liste des ouvrages d’une commune ou d’un rayon, avec rapport PDF imprimable.
  • Infographies des longueurs de réseau par type de zone.
  • Légende, fonds de carte, mesures de distance et de surface.
  • Une page d’accueil et un guide d’utilisation de 20 diapositives.

Par souci de confidentialité, les applications ne sont pas montrées sur cette page.

Ce que j’en retiens

  • Vérifier les types et les schémas avant de publier une couche : prévoir dès le départ comment les données seront jointes et analysées.
  • Se mettre à la place de l’utilisateur : une application n’est finie qu’avec son guide.
  • Documenter et ranger ce que l’on ajoute à une base partagée.

Projet 2 — Risques climatiques et coûts

Dans le cadre du plan aléas climatiques demandé par le régulateur de l’énergie : repérer les tronçons aériens haute tension exposés au bois, au vent ou à la neige, et les rapprocher des incidents passés et des coûts d’exploitation, pour aider à prioriser les travaux.

Carte de la région dans ArcGIS : les lignes aériennes haute tension colorées selon huit classes de risque, de « risque bois » à « sans risque ».
Les tronçons aériens haute tension de la région, colorés selon leur risque : bois, vent, neige, leurs combinaisons, ou aucun. Agrandir l’image
Problème de donnéesRéponse apportée
Des incidents localisés à côté des lignesLes coordonnées étaient relevées depuis le véhicule d’intervention. Chaque incident est rattaché au tronçon le plus proche, puis replacé dessus : une approximation, signalée comme telle.
Des coûts connus par départ de poste, pas par tronçonRegroupement des tronçons par départ avant la jointure, pour ne pas compter plusieurs fois le même coût.

Les données sont ensuite filtrées, puis réunies dans une application cartographique qui permet de les visualiser : risques, incidents et coûts sur une même carte.

Résultats

applications cartographiques livrées, chacune avec son guide d’utilisation
2
jeux de données publics assemblés
33
lignes dans la table normalisée (19 colonnes)
10 058
de stage, 35 heures par semaine
2 mois

En fin de stage, les couches et les applications ont été rangées dans la base commune (descriptions, noms, balises, catégories) pour rester utilisables par d’autres.

Par souci de confidentialité, les deux applications ne sont pas montrées et cette page ne donne aucun chiffre interne ; le réseau n’y apparaît qu’à l’échelle régionale, sur la carte des risques.